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Fondue Caquelon

Toute la famille réunit ses efforts dans un même projet, avec le souhait de se bâtir un avenir et une retraite. Les étoiles se sont enlignées et ils ont pu rendre leur rêve réalité

Fondue Caquelon : en famille autour du feu

« C’est plus facile travailler avec ma famille qu’avec d’autres personnes, affirme Isabelle Limoge, corporiétaire du restaurant Fondue Caquelon. Je n’ai pas besoin de mettre des gants blancs. » De son propre aveu, ils ont tous une tête forte, ce qui créé parfois des étincelles mais ils règlent plus rapidement les problèmes et les irritants. « Aux dernières nouvelles, on fête encore Noël ensemble », lance à la blague David Limoges.

Ce n’est pas d’hier qu’elle travaille avec son frère David et sa mère Rose Marie. En fait, ils ont toujours travaillé ensemble. L’autre sœur d’Isabelle, Karine, s’est aussi jointe en tant que partenaire. Après avoir vécu 10 ans dans une autre province, toute la famille réunit maintenant ses efforts dans un même projet. Ils ont racheté Fondue Caquelon il y a 18 mois avec le souhait de se bâtir un avenir et une retraite. Les étoiles se sont enlignées et ils ont pu rendre leur rêve réalité.

Construire sur de bonnes fondations

Pendant leur première année d’existence, peu de changements ont été faits. « Il y avait une bonne base », explique Isabelle. Le décor a été épuré et rajeuni un peu. La publicité a été centralisée vers leur page Facebook. Les mêmes recettes sont utilisées, seuls quelques ingrédients ont été changés pour en améliorer la qualité. Et ça marche! Margot, une serveuse qui y travaille depuis 24 ans, dit qu’elle n’a jamais vu autant de nouveaux clients.

Margot joue un rôle important dans la transition. Elle a montré à Isabelle comment faire le service, elle entraîne tous les nouveaux serveurs et tranche souvent les débats. « Elle fait partie de la famille », dit Isabelle. Elle qui pensait bientôt se retirer, elle en doute maintenant tellement elle aime sa nouvelle équipe.

Une cuisine plus locale

David est un cuisinier autodidacte, formé en mécanique. « J’aime bien manger. J’ai dû apprendre à cuisiner parce que je n’avais pas toujours les moyens d’aller au restaurant », explique-t-il. Au moment du rachat, il a suivi une formation de six mois pour apprendre toutes les recettes. Petit à petit, il a ajouté des ingrédients plus locaux. « Quand c’est possible, j’essaie d’acheter mes légumes au kiosque sur la 116. C’est plus frais, c’est meilleur. La semaine dernière encore, je pouvais acheter des fraises d’ici », raconte-t-il.

Les plaques de pierre volcanique, c’est aussi son idée. Une façon de servir un repas santé, faible en gras. Il a également créé un bouillon sans gluten, inspiré par les restrictions alimentaires que doit suivre sa mère. La nouvelle Flambée, une pyramide suspendue sur laquelle on fait cuire et flamber la viande, est aussi dû à sa créativité. L’année prochaine, ils seront les premiers de la région à offrir une vraie fondue savoyarde. Une nouveauté à la fois pour ne pas brusquer les habitués.

Et la relève est déjà prête! Le garçon d’Isabelle se joint à l’équipe le jeudi pour préparer les fromages du haut de ses quatre ans et demi. « On voulait remettre le restaurant sur la « map », affirme Isabelle. » À voir la liste de réservations les week-ends d’automne et d’hiver, on peut dire que c’est mission accomplie.

*Prenez note que les portraits ayant été réalisés en 2017, certaines informations pourraient ne plus être à jour.