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Kafée Dragon

En moins de deux ans d’existence, leur popularité est tellement grande qu’ils manquent régulièrement de tables pour les joueurs. Un beau problème qu’ils sont heureux de régler dans les prochains mois!

Karl Barceloux et Karine Chagnon se connaissent depuis le secondaire. « À l’époque, on se parlait juste dans notre cours de français » se rappelle Karine. Au cégep, ils partageaient les bancs d’un cours de psychologie. Même un exil de Karine pendant une décennie en Abitibi-Témiscamingue ne les a pas séparés. C’est autour d’un barbecue qu’est née l’idée d’ouvrir le Kafée Dragon.

Les jeux de famille

Tous deux ont commencé à jouer à des jeux de société en famille. « J’aimais ça jouer avec ma mère » se souvient Karl. Pour Karine, les trois semaines sans électricité lors de la tempête de verglas de 1998 ont été 3 semaines de jeux en famille.

Au secondaire, Karl s’intéressait surtout aux jeux de rôle et au jeu Magic. Pour Karine, son amour des jeux de rôle devait rester secret. « Aujourd’hui, c’est cool d’être geek, explique-t-elle. Ça l’était pas quand j’étais au secondaire. »

En ayant des enfants, les jeux de société sont devenus une façon de passer une soirée entre amis à peu de frais pour Karine. « Pas besoin de trouver et de payer une gardienne. C’était plus rentable d’investir dans un jeu qu’on allait utiliser plusieurs fois. On se réunissait au moins une fois par semaine. »

Rêver d’entreprendre

Le désir de devenir entrepreneur était bien ancré chez Karl. « Ça faisait dix ans que je cassais les oreilles de mes amis, raconte-t-il. J’avais déjà eu des entreprises. J’ai vendu des couteaux de collection, j’ai fait de l’élevage de serpents. »

Pour Karine, sa situation familiale ne lui permettait pas d’avoir un travail avec un horaire « normal ». Ils ont donc participé au programme de Soutien au travailleur autonome d’Emploi Québec et développé leur projet d’entreprise.

La recherche d’un local a été ardue. « Nous voulions absolument que ce soit à Beloeil, précise Karine. C’est notre ville d’appartenance. On essaie aussi d’encourager des entreprises locales. » Après plusieurs mois de recherches, ils ont enfin trouvé chaussure à leur pied. « On savait que ça allait marcher » affirme fièrement la propriétaire.

Les beaux problèmes

Les deux amis vivent des défis différents. « J’étais à la maison depuis trois ans, explique Karine. Ça a été un choc pour mon chum. La conciliation travail-famille commence juste à être plus facile. » C’est aussi pour pouvoir voir ses enfants que Karl et elle ont opté pour une formule café plutôt que pub. « On visait les gamers et les familles et on a visé juste » affirme Karine.

De son côté, Karl dit devoir éviter de s’oublier dans son entreprise. « Comme je n’ai pas d’enfants, le danger c’est que je me perde ici. » Pendant les mois suivant l’ouverture, ils ont tous deux perdu le goût de jouer. Après avoir testé des dizaines de jeux tous les jours pendant trois mois, ils avaient atteint un point de saturation.

En juillet, un nouveau projet prendra forme : un nouveau local et une terrasse. En moins de deux ans d’existence, leur popularité est tellement grande qu’ils manquent régulièrement de tables pour les joueurs. Un beau problème qu’ils sont heureux de régler dans les prochains mois!

*Prenez note que les portraits ayant été réalisés en 2017, certaines informations pourraient ne plus être à jour.